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Enjeu des ’ Midterms ’ aux États-Unis : la guerre ou la paix

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L’élection de mi-mandat qui a lieu ce 6 novembre est certainement l’une des plus importantes de l’histoire des États-Unis. Et, comme nous l’avons écrit auparavant sur ce site, l’enjeu dépasse largement les questions locales ou nationales américaines : c’est celui de la guerre ou de la paix.

Si la majorité à la Chambre des représentants passe du côté des Démocrates, le parti de la guerre en sortira renforcé, et il ne restera alors presque plus de garde-fous contre une escalade entre les États-Unis et la Russie et la Chine. Si au contraire la « vague bleue » n’a pas lieu et que les Républicains gardent la majorité dans les deux Chambres, alors un changement de cap deviendra possible. Libérée de l’épée de Damoclès de la destitution, et sans doute du « Russiagate » (l’enquête largement discréditée sur la prétendue interférence russe dans les élections de 2016), la présidence Trump pourra alors – si elle n’écoute plus les sirènes belliqueuses au sein de sa propre administration – reprendre ses efforts pour normaliser ses relations avec la Russie, et même la Chine.

Suite à l’annonce par Donald Trump de l’intention des États-Unis de se retirer du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaires (INF en anglais), signé en 1987 par Gorbatchev et Reagan, les Russes ont fait savoir qu’ils se préparaient à l’éventualité d’une guerre. Le 26 octobre, devant les Nations unies, le haut responsable russe de la maîtrise des armements, Andrey Belousov, l’a confirmé : « La Russie se prépare pour la guerre, et les États-Unis préparent une guerre. Sinon, pourquoi sortiraient-ils du traité, renforceraient-ils leur arsenal nucléaire et adopteraient-ils une nouvelle doctrine nucléaire ? »

Dans un contexte de propagande permanente contre la Chine et la Russie dans les médias occidentaux, les déclarations provocatrices se multiplient, y compris de la part des membres de l’administration Trump comme John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale, et Mike Pompeo, le secrétaire d’État. Les tensions sont d’autant plus fortes que l’OTAN mène en ce moment-même ces exercices militaires « Trident Juncture », les plus importantes manœuvres depuis la fin de la guerre froide, et consistant à simuler une attaque russe.

Rencontres des 11 et 30 novembre

Cependant, les préparations vont bon train pour les rencontres entre le président américain et ses homologues russes et chinois, qui doivent avoir lieu en marge des commémorations pour le centenaire de la Première guerre mondiale, le 11 novembre à Paris, et du sommet du G20, à Buenos Aires le 30 novembre. L’assistant de la présidence russe, Yuri Ushakov, a fait savoir vendredi dernier que Trump et Poutine auront un entretien « long et dense » à Buenos Aires, en plus de celui de Paris, qui devrait être plus bref. La suite...