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LIBORGATE : Geithner reconnaît avoir ’roulé’ pour les banques
28 juillet 2012
(Nouvelle Solidarité) – Tandis que des militants associés au Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC) manifestaient à l’extérieur du Congrès américain, Timothy Geithner, le secrétaire au Trésor de Barack Obama, comparaissait pendant plus de deux heures devant la Commission des Finances de la Chambre des Représentants le 24 juillet où il a été soumis à un interrogatoire serré par les membres de la Commission. Suite à une salve nourrie de questions visant à le repousser dans un coin, Geithner s’est vu obligé de reconnaître que à part l’envoi d’un simple courriel, il n’avait rien fait pour mettre fin à la manipulation du taux LIBOR par la Barclays et autres grandes banques internationales, et ce « même s’il savait qu’il s’agissait-là d’un acte criminel ». Le New York Times rapportait le matin de l’audition les propos de l’ancien conseiller spécial de la Commission d’enquête sur la Crise financière (la Commission Angelides), selon qui Geithner « avait l’obligation de saisir le Département de la justice pour information judiciaire » (au pénal), une démarche à laquelle Geithner reconnaît de n’avoir même pas songé. De son côté Neil Barovsky, l’ancien inspecteur du programme de renflouement des banques (TARP) s’en prenait à Geithner dans le Washington Post pour avoir utilisé un « LIBOR qu’il savait frauduleux » afin de déterminer les taux d’intérêt utilisés pour les renflouements ainsi que pour le remboursement des prêts accordés par l’Etat américain à l’assureur AIG. Geithner dut concéder lors de l’audition qu’aucune loi ne l’avait obligé d’utiliser le taux LIBOR comme instrument de référence dans ces deux cas, ce qui signifie que les institutions financières ont été avantagées au détriment du contribuable. En réponse à plusieurs députés qui lui ont demandé ce qu’il pensait de la déclaration faite plus tôt dans la journée par Sandford Weill sur CNBC sur la nécessité impérative de séparer les banques d’affaires des banques de dépôt, Geithner à répondu que la loi Dodd-Frank (qui inclut la règle Volcker, une mesure beaucoup plus clémente à l’égard des banques) devrait suffire et qu’il fallait lui donner un peu de temps avant d’en juger. |